Elle tapotait la table machinalement, un doigt après l’autre. Un, deux, trois, quatre, un, deux, trois, quatre, si rapidement qu’ils ne produisaient qu'un seul son. De l’autre côté de la table, il gardait les bras croisés contre sa poitrine. Un, deux, trois, quatre. C’était agaçant. Un, deux, trois, quatre.

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- Ellie, arrête.

Un, deux, trois, quatre.

- Ellie…

Un, deux, trois, quatre.

- Ellie !

Elle sursauta, réalisant soudainement ce qu’elle faisait, et elle plaqua brusquement son bras contre sa poitrine.

- Désolée… murmura-t-elle faiblement.

Elle avait l’air mal en point. Des cernes noirs encadraient ses yeux éteints, son teint était terne, ses joues creusées, elle avait maigri, ses lèvres étaient asséchées, ses mains tremblaient. Elle n’avait pas beaucoup dormi ni mangé ces derniers jours, c’était évident et Gus n’aimait pas ça.

- Ellie, regarde-toi.

Même ses cheveux avaient perdu de leur éclat. Elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Gus ne l’avait pas vu de la semaine et s’était bien douté qu’elle n’allait pas très bien, depuis l’accident de Crash, mais il n’aurait jamais pensé que ce fût à ce point-là.

Un, deux, trois, quatre.

- Ellie, putain ! commença-t-il à s’énerver.

- Désolée ! s’emporta-t-elle à son tour, avant de sangloter, à bout.

- Il faut que tu ailles le voir, Ellie. Je te jure qu’il va bien, ce n’est pas la peine de te mettre dans des états pareils !

- Non ! s’écria-t-elle presque aussitôt.

Ça faisait bientôt une semaine que Crash était à l’hôpital, dans la vallée, et qu’il n’en sortait pas. Il était ressorti de son accident avec le genou en bouillie, un tibia brisé, le snow étant resté attaché à lui, quatre côtes fêlées et une cassée, le poignet qu’il s’était cassé lors de son premier match de hockey complètement détruit, étant déjà fragile, et un léger traumatisme crânien, qui aurait pu lui être fatal s’il n’avait pas porté de casque. Il avait alors subi plusieurs opérations et devait rester pour un temps indéterminé à l’hôpital, c’était ce que Gus avait dit à Ellie, mais elle n’en savait pas plus. Si elle le voulait, elle devait aller le voir, mais elle ne le voulait pas. Elle se sentait stupide de l’admettre, mais elle évitait encore et toujours la conversation qu’ils devaient avoir un jour à propos de leur baiser le soir du nouvel an. Elle avait passé la semaine à y réfléchir, à ses poser des questions sur ses propres sentiments. Elle ne voulait pas que Crash meure et s’inquiétait pour lui, mais ce n’était pas parce qu’elle l’aimait, avait-elle fini par conclure.

- Mais pourquoi ? Je comprends pas, là, Ellie, c’est ton pote, pourquoi tu vas pas le voir ? Il est pas beau à voir, certes, mais c’est largement supportable. Allez viens, je t’emmène, décida-t-il et Ellie releva la tête, surprise.

C’était bien la première fois que Gus prenait une décision aussi importante. Il se leva et força son amie à le faire également. Elle était tellement faible qu’elle ne pouvait pas résister. Et puis dans le fond, elle avait quand même envie de voir Crash. Elle avait juste besoin qu’on l’oblige.

 

Les couloirs étaient froids. Elle en frissonna. Ils s’étendaient à l’infini, avec leur infinité de portes qui menaient sur toutes sortes de malades. Elle détestait les hôpitaux. Elle n’y avait mis les pieds qu’une seule fois, pour aller y voir sa grand-mère malade, et cette unique visite lui avait suffi.

Elle avança, lentement. Elle ne pouvait pas faire demi-tour, Gus l’observait, à l’autre bout du couloir. Il était persuadé que voir Crash lui ferait du bien.

Les numéros sur les portes défilaient devant ses yeux. 201, 203, 205, …

Un, deux, trois, quatre.

Son cœur commençait à battre la chamade, elle pouvait le sentir cogner contre sa cage thoracique.

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Un, deux, trois, quatre.

209, 211, 213.

Crash.

Elle s’immobilisa. Plantée devant la porte, elle observa sa poignée qui d’un mouvement, pourrait révéler celui avec qui Ellie n’avait pas envie de parler, mais quand même un peu. Elle inspira longuement, expira. De l’autre bout du couloir, Gus lui fit un signe pour qu’elle se lance. Elle posa la main sur la poignée et la baissa subitement. Plus elle attendrait, pire ce serait, s’était-elle dit.

La chambre de Crash était étonnamment vide. Un seul bouquet de fleurs trônait sur sa table de chevet, accompagné d’une carte de rétablissement, et une console portable se trouvait au bout du lit, attendant qu’on joue avec. Hormis ça, rien. C’était terriblement nu et oppressant.

Crash était allongé dans son lit, le visage calme qu'il tourna vers Ellie quand il s’aperçut qu’on avait ouvert la porte. En la voyant entrer, tout un tas d’émotions le traversèrent, mais ce fut finalement le sourire qui gagna. Il paraissait affaibli. Ses opérations avaient dû énormément le fatiguer. Il ne parut même pas remarquer le teint affreux de la jeune fille.

- Salut Ellie. Je me demandais si tu viendrais un jour, railla-t-il.

La bouche d’Ellie se tordit en un rictus qu’elle voulait être un sourire. Elle avait honte. Tous les coéquipiers de Crash étaient venus le voir, même Gus, qui pourtant ne le connaissait que très peu, était venu lui rendre visite.

- Je… Je suis désolée, dit-elle en s’asseyant sur la chaise à côté du lit, hésitante quant à l’idée de s’approcher autant du jeune homme.

- Non, Ellie, c’est moi qui suis désolé.

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La tête qu’elle avait jusqu’alors gardé baissée, de peur de croiser le regard de Crash, se releva sous l’effet de la surprise.

- Quoi ? dit-elle en un souffle, les sourcils froncés.

- Je suis désolé de t’avoir embrassée.

Il inspira sèchement.

- Je sais que c’est pour ça que tu n’es pas venue et j’ai compris que c’était tout simplement parce que je n’aurais pas dû.

Il souffrait de l’avouer, Ellie pouvait le dire à l’expression de son visage, qu’il gardait détourné. Cette fois-ci, c’était lui qui évitait le contact visuel. La jeune fille n’était même pas ravie de ce changement de rôle. Elle ne savait pas lequel était le plus gênant des deux.

- Je…

Il hésita.

- Je sais pas trop à quoi j’ai pensé. J’ai pris mes sentiments comme étant aussi les tiens, et…

- Crash… appela-t-elle.

Elle vint attraper sa main, et il osa enfin tourner son visage vers elle.

- C’est pas grave, tu sais ? Enfin, si, un peu, ça m’a beaucoup déstabilisée mais… mais on est adultes et on peut très bien en parler et résoudre le problème, et ce que je viens de dire était totalement hypocrite puisque j’ai évité la discussion toute la semaine, je suis pas crédible, ajouta-t-elle d’un seul coup, d’une voix rapide et faiblissante, qui vint mourir lamentablement à son dernier mot.

- T’excuse pas… C’est moi qui ai fait le con.

- Je m’excuse aussi, insista-t-elle. Je suis désolée si j’ai pu paraître envoyer de mauvais signaux ou te donner de faux espoirs… En fait je crois que…

Elle s’arrêta, perdue dans ses pensées. Il lui semblait entendre un violon, au loin.

- Que j’aime bien quelqu’un d’autre.

- Vraiment ? demanda son ami, curieux.

Mais la jeune fille ne lui dirait rien. Elle ne se l’était même pas avoué à elle-même, elle ne l’avouerait sans doute pas à Crash.

- Au moins, ajouta-t-elle soudainement, avec une énergie nouvelle, tu auras appris une leçon ! On n’embrasse pas quelqu’un quand on ne sait pas s’il est d’accord.

Elle avait dit ça d’un ton léger et faussement moralisateur. Elle voulait juste l’embêter et le taquiner, comme elle l’avait toujours fait. Retrouver un peu de leur complicité d’avant, comme si rien ne s’était passé. Car c’était le but de cette conversation pour elle. Que rien ne se soit passé.

- Je ne pense pas que cette leçon me serve un jour, dit-il d’un ton soudainement las, le regard soudainement morne, les yeux soudainement tristes.

- Crash, gloussa-t-elle nerveusement. Y’a… Y’a d’autres filles, tu sais, je suis pas la seule, je…

- Ce n’est pas ça, Ellie… la coupa-t-il, indifférent au malaise de la jeune fille.

Il ne dit plus rien, et Ellie n’osa pas relancer la conversation. Crash s’apprêtait à lui dire quelque chose, et elle devait se taire. Mais l’attente devenait longue et stressante. Dans sa poitrine, son cœur calmé recommençait à tambouriner.

- Ils ont fait tout un tas de tests, commença-t-il et Ellie s’était tellement habituée au silence qu’elle sursauta. Avant les opérations, tout ça, pour savoir tout un tas de trucs de médecins, j’ai pas tout compris. Le truc, c’est que…

Nouvel arrêt. Plus court cependant. Il ne s’en servit que pour inspirer un grand coup et expirer bruyamment.

- J’ai un cancer, Ellie, et ils ne sont pas sûr que je puisse en guérir. Enfin, y'a toujours une chance, mais elle est minime...

Elle ne réagit pas. Dehors, il commença à pleuvoir, et les gouttes d’eau venaient se fracasser contre la vitre. Un, deux, trois, quatre, un, deux, trois, quatre.

- Un, deux, trois, quatre, murmura-t-elle si bas qu’elle avait à peine bougé les lèvres.

- Ellie ? s’inquiéta Crash face au manque de réaction de son amie.

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Elle releva les yeux vers lui. Ils brillaient, remplis de larmes, et il se demanda comment elle pouvait voir à travers un tel rideau. Ses lèvres tremblaient, ses yeux allaient à droite, et à gauche, perdus, et ce mouvement détacha toutes les gouttelettes qui pendaient fragilement à ses paupières. Elle pleura, sans s’en rendre compte, sans sangloter, ni renifler. Seulement des larmes qui illuminaient son visage.

- Non, gémit-elle sans défaire son regard de celui de son ami. Non ! répéta-t-elle plus fort, une pointe d’énervement dans la voix, tout en se levant. Comment tu peux faire ça ?

Son ton sonnait comme si c’était de sa faute.

- Je n’y peux rien ! s’étrangla-t-il. Crois-moi que je n’ai pas envie d’avoir un cancer et je n’ai pas envie de mourir !

Il avait haussé le ton, un peu trop, ce qui toucha Ellie en plein cœur, qui s’effondra sur sa chaise, complètement détruite.

- Comment c’est possible, continua-t-elle plus calmement. Comment ils peuvent être sûrs que tu ne vas pas en guérir ? On peut guérir les cancers, maintenant !

- Pas celui-là. Il… Il est généralisé, trop étendu. Il est partout dans mon corps, et c’est de ma faute, je… ça fait un peu plus d’un an que j’ai des douleurs un peu partout, mais je les ai ignorées.

Elle le frappa. Il ne lui en voulait même pas. Elle le frappa, quand bien même elle savait très bien qu’il ne le sentirait pas, avec sa carrure de hockeyeur et avec, elle, son allure élancée d’escaladeuse.

- T’es vraiment trop con ! lui hurlait-elle, en colère. Trop con, trop con, trop con !

- Ellie, arrête, demanda-t-il d’un ton las.

- Non ! T’es vraiment trop…

Elle n’avait même plus envie de le dire. Elle était soudainement fatiguée, extrêmement fatiguée. Elle se leva.

- Ellie, attends.

Elle ne dit rien, s’avança vers la sortie, machinalement.

- Ellie…

Elle ouvrit la porte.

- Ellie !

Peut-être qu’elle aurait dû se retourner à ce moment-là, le regarder une dernière fois, lui sourire, lui dire que les moments qu’ils avaient passés ensemble avaient compté pour elle, qu’elle ne regrettait rien, pas même leur baiser, finalement, qu’il lui manquerait, qu’elle ne l’oublierait jamais, mais elle le reverrait, n'est-ce pas ? Elle avait juste voulu quelques temps pour elle de réfléchir, seule, de se remettre de la nouvelle, de l’accepter, et elle serait revenue le voir, plus tard, pour passer de derniers bons moments avec lui.

Mais elle ne s’était pas retournée. Elle ne lui avait pas dit au revoir.

 

Elle regarda avec fierté ses feuilles. Pour la première fois depuis bien trop longtemps, elles étaient noircies de notes. Elle y était enfin parvenue. Elle avait enfin réussi à composer en deux jours ce qu’elle n’avait pas réussi à composer en plusieurs mois. Elle avait eu raison. Quelque chose brimait ses élans musicaux, l’empêchait de jouer et cette chose n’avait été autre que l’université, dont le but premier avait été de faire justement l’inverse, l’inspirer.

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Et désormais, le chant de la montagne était là, devant ses yeux. Un sourire radieux traversa son visage. Elle savait ce qu’il donnait si joué, mais elle avait envie de prendre son violon et l’entendre véritablement. Elle se sentait prête, désormais. Prête à se réconcilier pour de bon avec son instrument.

 

Comme toujours quand elle n’allait pas bien et qu’elle voulait se changer les idées, Ellie était allée à l’escalade. Elle était sortie en trombe de la chambre de Crash, passant devant un Gus surpris, mais qui décida de ne pas poser de questions, sachant très bien qu’il ne se ferait que crier dessus. Il n’était pas au courant, pour Crash, en vérité, personne ne l’était, il ne l’avait dévoilé qu’à Ellie. Elle et Gus étaient remontés sans un mot jusqu’à Bearwell et quand le jeune homme avait déposé son amie devant chez elle, il lui avait dit :

- Va te changer les idées, Ellie, va à l’escalade.

Parce qu’après tout, il la connaissait si bien.

Elle grimpait avec rage, sans prendre pause, depuis plus d’une demi-heure, elle grimpait sans grâce, ni technique, d’une façon trop grossière, si son père la voyait, il serait déçu, mais elle n’en avait rien à faire. Elle avait besoin de se défouler et d’oublier ce qu’elle venait d’apprendre. Ne serait qu’une seule seconde.

- Ellie, calme-toi, lui dit Gabin alors qu’elle s’approchait avec détermination vers la voie qu’elle voulait faire depuis le début de la séance.

- Je suis calme, laisse-moi du mou tout le long, changea-t-elle de sujet. Aujourd’hui, je la passe.

Elle était sûre de la réussir. Elle était bien trop contrariée pour ne pas la réussir. Ce jour-là, elle ne réfléchissait pas. Elle n’avait pas l’esprit concentré sur l’escalade. Elle était persuadée que c’était ce qui la ferait passer.

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Elle s’encorda machinalement, sans même regarder, les yeux rivés vers la voie et la prise qui lui faisait défaut. Ne pas réfléchir, s’élancer de suite.

Elle plaça son pied droit sur la première prise. Loin, quelque part qu’elle ne pouvait pas entendre, un violon commença à jouer un chant particulier.

[Dona Nobis Pacem 2]

Il l’accompagna dans sa montée, doux et calme comme un millier de flocons chutant tranquillement, si léger qu’on l’entendait à peine. Elle connaissait chaque prise par cœur, elle les enchaînait à une vitesse insensée, si bien que Gabin avait toujours du mal à suivre, en bas. Elle ne s’arrêtait même pas pour cliper. Elle l’avait fait tellement de fois qu’elle parvenait à le faire tout en grimpant.

La musique commença à se modifier, la mélodie se faisait de plus en plus rapide, tout en restant paisible, on commençait à l’entendre sans tendre l’oreille et Ellie approchait de ce passage si décisif. Elle commença immédiatement à se concentrer, inspirant, expirant, régulièrement, soigneusement, elle gardait les yeux rivés sur la paroi, ne laissant rien d’autre traverser son esprit. La prise tant attendue arrivait, et elle ne la quittait pas des yeux. Machinalement, elle détacha une dégaine de son baudrier et la plaça dans le point, y amena sa corde, clipa. Elle n’avait pas détaché son regard de la prise.

Elle n’était même pas si lisse que ça. C’était une prise des plus normales, comme elle en avait vue par centaines. Il n’y avait aucune raison pour qu’elle lui résiste à ce point. C’était vraiment étrange.

Elle commença à reposer son bras gauche, celui qui viendrait attraper la prise, avant de la propulser vers la suite, tandis que le moment décisif se profilait devant elle.

La prise se trouvait là, toujours aussi effrontée, jouant les inaccessibles, totalement blanche de magnésie tant elle embêtait les grimpeurs qui étaient obligés d’avoir recours à leur poudre magique. D’ailleurs, Ellie plongea sa main gauche dans le petit sac qui pendait à ses hanches, et ressortit des doigts totalement blancs.

Au loin, la musique accélérait toujours plus, s’écartait du chemin tracé au début, s’intensifiait, prête pour la tempête qui s’annonçait.

Ellie ramena son genou droit vers sa poitrine, assura ses appuis, s’élança.

Elle pouvait le faire. Elle pouvait le faire.

Sa main agrippa la prise. Oui ! Elle resserra les doigts, comme pour être sûre de l’avoir et

elle chuta. La mélodie était telle une tempête de neige à présent, le silence n’était plus, les flocons chantaient, ordonnés et chaotiques, partaient dans tous les sens. Dans la tête d’Ellie, une tempête se déchaînait. Elle ne comprenait pas. Pourquoi ? Comment, elle, elle l’avait eu en main, elle la tenait, ses doigts ne glissaient pas et pourtant, par quelconque manière, ils avaient glissé et elle tombait, tombait, tombait, jamais elle n’était tombée aussi longtemps. Tout ce qu’elle avait essayé d’oublier en grimpant lui revenait soudainement en tête, Crash et son cancer, ces sentiments inconnus qu’elle ressentait, qu’elle n’aurait cru ressentir pour elle, la colère qu’elle n’aurait pas dû éprouver, elle pensa à son père, avait-il mis aussi longtemps à tomber, lui aussi ?

- Tu entends Ellie ?

Elle n’entendait plus rien. On avait donné un dernier coup d’archet sur le violon et la dernière note du chant de l’hiver retentissait encore dans le silence.

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FIN de la génération 5


Eh bien, voilà, ce chapitre met donc fin à la génération 5. Donc pas de baiser entre Ellie et Euterpe, pas de mariage, pas de happy ending. Ou... peut-être ?

Cette fin, c'est une fin ouverte. C'est quelque chose que j'aime beaucoup et que je n'ai jamais vraiment fait, et donc maintenant, c'est chose faite ! Personnellement, j'ai mon petit scénario de fait, dans ma tête, mais ce n'est pas canon, et je ne vous le dirais pas (ou peut-être pas, faudra me convaincre (ou alors en jour j'en ferai un bonus)). Donc en gros, c'est à vous de vous imaginer la fin. Happy ou bad ending, à vous de choisir.

Et si vous êtes chauds, vous pouvez carrément m'écrire en commentaire vos scénarios, ce seraient super cool à lire !

Sinon, ça fait très bizarre de me dire que ça y est, la génération d'Euterpe et Ellie est terminée. Je passe à la génération de Polymnie. Je pensais ne jamais atteindre ce stade, tellement ça me semblait si loin avant... Je suis tellement fière ;; Et je suis tellement contente d'avoir enfin partagé la musique que j'ai choisi pour être le chant de l'hiver ! C'est une musique que je connais depuis un an et demi et ça fait un an et demi que je n'attends qu'une chose, c'est de vous la faire écouter !

Bref, Ellie et Euterpe vont vraiment me manquer, je crois que je vais aller pleurer en PLS maintenant.

 

Je prends à partir de maintenant une petite pause, pour préparer au mieux la génération suivante, construire les décors, créer les personnages, le nouveau design, avancer dans l'écriture. Je reviendrai donc, je pense, le 20 avril. Ou le 6. Le problème, c'est que je voulais revenir le 13, mais je serai en Angleterre à ce moment-là, donc je ne pourrais pas gérer correctement ;; Donc à voir (mais je vais tellement m'ennuyer sans poster de chapitres que 100% le 6 je serai de retour)

A dans un mois mes bouquetins, je vous aime fort ♥

 

PS : Ok, j'avais dit que je tuais plus personne, mais en soi, Crash est pas mort, hein, y'a une chance qu'il survive, et vu que c'est une fin ouverte, hein, voilà. J'ai tenu ma promesse. Nah