Erato et lui quittèrent les lieux sous les regards sombres et glacials des autres gens présents. Ils n’étaient pas les bienvenus ici, il l’avait senti tout le long, et Cassandre avait sans doute raison. Il n’avait pas réellement le droit d’être là. Mais il se sentait mieux. Soulagé d’un poids qui le pesait depuis sa naissance. Son père n’était plus. Et il l’avait vu partir. Maintenant, il pouvait les laisser se réconforter mutuellement autour d’un verre et d’un buffet, se retrouver, rire peut-être, en se souvenant du temps passé, tandis qu’il regagnait Monte Vista, quittant pour la deuxième fois le village pour toujours.

Erato partit devant chercher la voiture garée plus loin, laissant le temps à Dan de faire ses adieux définitifs. Mais, insensible à ce village qui l’avait pourtant vu grandir, il pianotait sur son portable, avant d’être interrompu par une tête clairsemée de tâches de rousseur qui surgit devant lui, un sourire immense aux lèvres.

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- Daniel ! Tu ne vas quand même pas partir sans me dire bonjour !

- Bonjour Jimmy, répondit alors Dan d’un ton neutre pour donner à son demi-frère ce qu’il voulait.

Le sourire de Jimmy s’élargit plus encore, si vraiment c’était possible. Bien qu’il ne l’eût pas vu depuis les dix ans de son benjamin, presque douze ans auparavant, Dan avait immédiatement reconnu la frimousse de son frère. Après tout, il était facilement reconnaissable, avec des cheveux d’un roux parfait qu’il tenait sa mère, son nez et ses pommettes envahis de tâches brunes, ses yeux tombants du même gris que ceux de Dan. D’ailleurs, ce dernier et lui se ressemblaient énormément, ayant tous deux hérité des traits si caractéristiques de leur père.

- Comment tu vas grand frère ? demanda le jeune homme à peine devenu adulte du haut de ses vingt et un ans en s’emparant d’une épaule de son aîné.

- Ça peut aller, comment toi, tu vas ?

Dan avait quelque peu du mal avec l’enthousiasme de son frère, et le contact trop rapproché et trop rapide. Ils ne s’étaient pas vu depuis douze ans, ils n’étaient que des gamins quand ils s’étaient vus pour la dernière fois, deux frères plus ou moins séparés par la vie, qui n’avaient pas de liens particuliers. Dan l’avait bien protégé contre leur père et les disputes de ses parents, lorsque Jimmy avait été très jeune, mais il était plus que probable qu’il ne s’en souvienne pas. Néanmoins, il n’était pas un mauvais bougre, et c’était bien le seul ici présent qu’il s’était révélé content de le voir.

- Je suis super content de te voir ! répondit-il en toute sincérité. Bon, ça le fait peut-être pas trop d’être heureux le jour de l’enterrement de son père, mais bon, c’est pas comme si j’avais été proche de lui, au contraire…

La remarque arracha un sourire à l’aîné. Au moins, il n’était pas le seul à ne pas être triste dans les parages.

- D’ailleurs, il s’est dit un sacré paquet de conneries, sur lui, hein ? On sait très bien tous les deux qui il était vraiment… mais bon, je suppose que quand il aimait la mère de ses enfants, il leur gueulait pas dessus. T’avais beau être là, j’ai pas vraiment pu y échapper totalement, alors on sait, tous les deux, qui il était…

Il se souvenait, devina Dan. Il se souvenait des disputes et des cris dont il avait essayé de le protéger. Il se souvenait sans doute des bras protecteurs autour de lui, des mains sur ses oreilles de bambins, couvrant à peine les insultes lancées. Il se souvenait de ce qu’avait fait Dan pour lui, malgré son jeune âge à l’époque. Et il lui en était reconnaissant, après toutes ces années. Jimmy était devenu assez grand pour comprendre ce qu’avait fait son frère et le remercier.

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- Ouai, un sacré paquet de conneries, approuva Dan à voix basse, se souvenant des discours mielleux des deux plus jeunes.

- Enfin, bref, il est parti maintenant… J’aurais pas cru te voir là, avoua Jimmy.

- Je voulais m’assurer qu’il soit bien enterré, pour qu’il ne revienne pas.

- Haha, t’as trop regardé de séries avec des zombies toi ! se moqua le plus jeune en lui assenant un coup de coude dans le bras.

Même si la réponse de Dan avait été plus que sérieuse et la remarque de Jimmy le contraire, il ne put résister à l’idée de suivre son benjamin dans un rire incontrôlé. Sa vie avait été un peu trop sérieuse ces derniers temps, si sérieuse qu’il en avait presque oublié l’agréable sensation que procurait le rire. Il avait été comme Jimmy, avant, aussi insouciant et insolent que lui, avant que la vie ne le maltraite.

- Eh, ça te dirait pas de… commença-t-il après plusieurs secondes de silence, mais il fut interrompu par le ronronnement du moteur de la voiture qui s’arrêta juste devant eux.

Dan lança un regard à son amie dans l’habitacle, puis à son frère à ses côtés. Il ne savait pas vraiment s’il avait encore des choses à lui dire, chose stupide étant donné qu’il avait douze années de sa vie à raconter. Mais il n’avait pas réellement envie de le laisser planté là, il ne semblait pas méchant, ni inintéressant, il pouvait bien essayer de bien s’entendre avec au moins une personne de sa famille.

- Ça te dit de venir avec nous… manger un bout, ou un truc du genre ? proposa-t-il alors.

- Carrément !

Il sauta sur la banquette arrière de la voiture, encore plus souriant qu’avant. Finalement, son grand frère n’était pas si terrible. Il n’en avait que très peu de souvenirs, ils avaient passé plus de temps sans nouvelles l’un de l’autre que vivants sous le même toit, mais il se souvenait de ce caractère protecteur à son égard et sa grande gueule. Quand il était encore un adolescent sans crainte, il osait même hausser la voix contre leur père, et Jimmy, tout enfant qu’il était, l’observait avec admiration. Aujourd’hui, il avait affronté le regard de tous, et n’avait pas cédé à Cassandre. Alors que lui était resté à l’écart, de peur de faire face à sa terrible jeune sœur.

- Erato, voici Jimmy, mon frère, le présenta Dan sobrement.

Démarrant, Erato lui accorda un sourire à travers le rétroviseur central.

- Tu ne m’as pas dit que t’avais une copine, Daniel ! accusa la tête rousse, plein de sous-entendus.

Les deux amis se regardèrent, amusés. Combien de fois avaient-ils entendu cette phrase, ils ne pouvaient s’en souvenir, ils n’avaient plus été capables de compter au bout d’un moment. Cela dit, il y avait un moment qu’ils ne l’avaient plus entendu, puisqu’ils sortaient de moins en moins tous les deux, Erato commençant à avoir une vie de famille. Pendant un instant, ils avaient remonté le temps, ce temps où ils n’étaient que deux adolescents inséparables, s’amusant de leur relation si particulière aux yeux des autres.

- Ludovic serait si jaloux, commenta l’aîné avec ironie.

- Oh oui, tellement, répondit la muse, joueuse.

Comment avait-elle pu vivre aussi longtemps sans cette complicité moqueuse avec Dan ? Comment avait-elle pu la laisser quitter leurs vies pendant de si longues années ? Elle était devenue une adulte mature, avec une vie de couple, bientôt un enfant, mais comment avait-elle pu oublier ces moments simples avec son meilleur ami ?

- C’est qui Ludovic ? demanda le jeune homme à l’arrière, perdu.

- Mon copain.

Erato avait devancé son ami et répondu avant lui. Ce dernier ferma la bouche d’où aucun son n’avait eu le temps de sortir.

- Jimmy, je te présente Erato, ma meilleure amie, compléta-t-il néanmoins.

Le visage du jeune homme s’éclaircit tandis qu’il comprenait. Il se souvenait maintenant, il aurait dû se souvenir d’un prénom aussi peu commun que celui d’Erato. Quand Dan vivait encore dans ce village et que le jeune Jimmy venait chez son père un week-end sur deux comme il était convenu dans les papiers, il parlait souvent de cette amie si proche nommée Erato. Il ne l’avait jamais rencontrée cependant, mais il avait entendu tant de choses sur leur amitié et leurs aventures qu’il lui semblait la connaître et il manqua de s’excuser de ne pas l’avoir reconnue.

- Oh merde, vingt ans de friendzone ? s’esclaffa le jeune homme.

- Que nenni, je suis celui qui friendzone, rétorqua Dan.

- J’ai toujours cru que j’étais celle qui friendzonais, ajouta Erato.

- Est-ce que ça signifie que nous ne sommes que des amis ? demanda-t-il d’un air moqueur et complice.

- Ça m’en a tout l’air, continua la muse sur ce même ton sarcastique.

- C’est ça, foutez-vous de moi… grogna Jimmy en croisant les bras sur sa poitrine, jetant un regard faussement mauvais dans le rétroviseur.

- T’es mon petit frère, c’est mon rôle, le rassura Dan en voulant lui ébouriffer les cheveux comme on le ferait à un enfant, mais son frère était plus rapide et il esquiva cette humiliation fraternelle.

- Très bien, si c’est comme ça, je vous dirais pas où on peut manger les meilleurs hamburgers dans le coin, menaça le petit frère.

- Raté, j’ai vécu là presque aussi longtemps que toi, je sais où c’est.

Vaincu à son propre jeu, le plus jeune s’enfonça dans son siège, vexé et tira la langue tel un enfant lorsque son frère se tourna pour le voir bouder. Ça lui avait manqué, d’avoir un frère.

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- Et alors, c’est prévu pour quand le mini-toi ? demanda Jimmy en désignant du menton le ventre rebondi d’Erato.

D’un geste devenu automatique, cette dernière plaça sa main droite sur le renflement de son ventre, où elle commençait à légèrement percevoir les coups que pouvait donner l’enfant caché à l’intérieur depuis quelques jours.

- Début d’année prochaine.

- T’es encore large. C’est une minie-toi, ou un mini-copain ?

- Mini-copain, la coupa Dan. Daniel junior.

Jimmy lança un regard confus à la muse, qui se contenta de lever les yeux au ciel, faisant clairement comprendre au plus jeune que son aîné avait un humour très relatif.

- Aeson, en fait, mais on lui laisse croire qu’on l’appellera Daniel junior, ça le rend heureux.

Pour apporter une image à ce qu’elle venait de dire, Dan offrit à son frère un sourire niais et imbécile, heureux de sa stupidité. Il en profitait, cela faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas pu jouer à l’imbécile, Erato était devenue bien trop mature pour apprécier ce comportement, quand bien même elle ne l’avait jamais vraiment apprécié. Cependant, elle l’avait toujours accepté, avec un sourire en coin qu’elle n’osait pas dévoiler à elle-même. Avec tous les problèmes qu’elle avait, elle n’osait pas se laisser déconcentrer.

- Et toi alors, Dan ? Toujours pas papa ?

Le benjamin n'avait pas envie de ménager son frère, à la manière d’une mère pressant son enfant en lançant une tonne de sous-entendus, impatiente d’être grand-mère.

- Ah, peut-être, qui sait ? Mais je me protège toujours : je laisse jamais mon numéro.

Jimmy éclata d’un rire franc tandis qu’Erato regardait avec un soupçon de lassitude son meilleur ami. Autant dire qu’il avait su être plus fin dans son humour, mais la rencontre avec son jeune frère l’avait ramené dans sa jeunesse lointaine. Néanmoins, un faible sourire étira ses lèvres, accompagné d’un rire nasal. C’était bon de retrouver le Dan d’avant.

- Je dois avouer, que l’idée n’est vraiment pas mauvaise, je vais te la piquer, bégaya la tête rousse, encore trop secoué de rire pour pouvoir faire une phrase complète d’un seul coup.

- Ne me dis pas que tu suis la vie exemplaire de ton frère, gronda la muse avec un regard réprobateur.

- Sans vraiment la suivre, disons que pour l’instant je profite d’être jeune et à la fac.

- Ça c’est mon frangin ! s’exclama fièrement Dan en lui assenant une claque sur l’épaule. Je l’ai pas élevé, mais il me ressemble en tout point !

- Est-ce que je dois commencer à m’inquiéter pour Icare ?

- T’inquiète, il n’a que treize ans, j’ai le temps de le remettre dans le droit chemin, même s’il n’en n’est pas sorti, ce gosse est adorablement parfait, comme toi, la flatta-t-il pour l’amadouer.

Nullement touchée par ces fausses paroles, Erato le darda d’un regard lui faisant comprendre que ce genre de flatteries ne fonctionnaient pas avec elle.

Il fut sauvé par la serveuse venue prendre leur commande. Conseillée par les deux frères qui avaient fréquenté et fréquentaient l’établissement régulièrement, la muse finit par arrêter son choix sur le hamburger spécial du restaurant après plusieurs secondes d’hésitation, faisant perdre patience à la pauvre serveuse que Dan, redevenu adolescent le temps d’une journée, se permit de draguer, repartant même avec son numéro.

- Eh, Dan est toujours dans la place, se vanta-t-il en rangeant son téléphone, un sourire fier aux lèvres.

- Heureusement que tu vis plus ici, t’es une sacrée concurrence, fit remarquer son frère.

- Vous êtes irrécupé… commença Erato, coupée par la sonnerie de son téléphone. Merde, Ludovic, on était censé rentrer, je l’ai pas prévenu… Je reviens.

Elle se leva et s’éloigna de la table, une voix s’éleva, étouffée, et bientôt les deux garçons ne l’entendirent plus, se retrouvant de nouveau seuls entre frères. La conversation mit plusieurs secondes à repartir après un silence plus ou moins gênant. De quoi pourraient-ils bien parler ?

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- Il a l’air assez stressé le Ludovic, non ? remarqua Jimmy.

- Ouais, un peu, il aime bien savoir où est Erato, pas parce qu’il est jaloux, loin de là, sinon ça ferait longtemps qu’il m’aurait viré de la baraque, c’est juste que… j’sais pas si j’ai vraiment le droit de t’en parler, mais… en fait, sa sœur a disparu, ça va faire bientôt faire un an maintenant.

- Disparu ? C’est-à-dire ?

- C’est-à-dire qu’un jour elle est sortie et qu’elle est jamais revenue, on l’a jamais retrouvée, ni morte, ni vivante, elle s’est envolée de la surface de la terre. Du coup il a tendance à stresser quand il sait pas où est sa copine, et c’est devenu pire depuis qu’elle est enceinte.

La bouche du plus jeune se tordit en une moue défaite. Malgré toutes les apparences, Erato et lui semblaient avoir vécu quelques évènements inhabituels et durs. Il savait tellement peu de la vie de son grand frère et réciproquement. Ils s’étaient peu connus, et la réticence de Dan face à quelconque membre de sa famille lorsqu’il était adolescent n’avait pas aidé leur relation à devenir plus forte. Pourtant, les deux jeunes hommes s’entendaient bien, la preuve en avait été faite ce jour même et il regrettait toutes ces années passées sans prendre aucune nouvelle. Mais il avait toujours appréhendé de revoir son frère, qu’on dépeignait comme aigri et peu aimable dans le village.

 - Alors c’est vraiment que ta meilleure amie ?

Jimmy avait toujours un peu de mal à y croire. D’aussi longtemps qu’il s’en souvienne, Dan avait toujours été ami avec cette fille et il avait du mal à concevoir qu’ils aient vécu une vingtaine d’années ensemble sans que de sentiments amoureux ne se développent à leur insu.

- Ouais. Les gens ont souvent du mal à comprendre.

Il ne pouvait qu’approuver. Mais il était admiratif.

- J’aimerais bien avoir une meilleure amie comme elle. S’entendre si bien avec qu’après vingt ans, les choses sont toujours les mêmes.

- Haha, les choses sont loin d’être les mêmes, mais ouais, c’est cool de l’avoir…

Sa voix s’éteignit doucement tandis qu’il se remémorait tout ce qu’elle et lui avaient traversé au fil des années, surtout depuis la mort de Thalye, qui avait changé leurs vies à tous, drastiquement. À un tel point qu’il avait élevé des enfants, chose qu’il n’aurait jamais pensé faire de sa vie.

- Je me doute, les choses ne restent jamais les mêmes, mais… eh, voilà nos hamburgers, miam ! s’écria-t-il soudainement en apercevant du coin de l’œil la serveuse, un plateau orné de trois splendides hamburgers en main.

Quand elle les servit, Dan la remercia avec son sourire si ravageur, heureux de constater que ses charmes faisaient toujours effet malgré les années.

- Bon app ! Je suis désolé pour Erato, mais je commence, j’ai trop faim, s’excusa Jimmy avant d’attaquer son plat, la bouche totalement déformée pour laisser passer l’énorme sandwich.

Elle réapparut peu de temps après, un sourire flottant sur ses lèvres, qui s’élargit quand elle aperçut la nourriture.

- Parfait, bon app les garçons !

 

Le repas se fit en silence, aucun des trois ne put réellement parler tant la dégustation des hamburgers fut compliquée. Quand ce n’était pas un des ingrédients qui se faisait la malle, c’était la sauce qui coulait le long des doigts, manquant de peu de tâcher les vêtements.

Les bougies au-dessus de leurs têtes avaient été allumées quand la pénombre s’était faite plus dense, la lune s’était frayée son chemin dans le ciel étoilé, les grillons chantaient, l’été était tardif.

Bientôt, il fut l’heure de rentrer et Dan n’avait pas spécialement envie de dire au revoir à son frère qu’il venait tout juste de retrouver. C’était bon de savoir qu’il y avait au moins une personne appréciable dans sa famille, une personne qu’il pourrait avoir envie de revoir.

- Bon, on se refait ça un de ces quatre Jimmy ?

- Totalement ! Je te tiendrai au courant des week-end où je serai pas à la fac.

Ils se saluèrent d’une poignée de main fraternelle et Jimmy se tourna vers la seule fille du groupe.

- Bon courage pour la fin de la grossesse, on se reverra un de ces quatre aussi, hein ?

- Bien sûr ! Tu viendras voir le petit quand il sera enfin parmi nous.

- J’en serais ravi.

Solennel, il déposa un baiser sur la main de la jeune femme, qui s’amusa de ce geste si exagéré. Lui et Dan n’étaient pas frères pour rien.

- Oh le pompeux, arrête de te la péter ! lui dit Dan en lui assenant un coup de coude dans le bras.

- Je suis gentleman, ingrat !

- Allez, rentre chez toi gamin, laisse ma meilleure amie tranquille !

- Très bien, mais je reviendrai ! prévint le jeune, en se dirigeant vers le cimetière où il y avait laissé sa voiture.

- Allez, salut, rentre bien ! lui hurla Dan pour couvrir la distance entre eux.

- Vous aussi, soyez prudents !

Les deux amis lui accordèrent un dernier signe de main avant de se diriger vers Monte Vista, un sourire complice aux lèvres.


La joie, on a retrouvé la joie, c'était Jimmy qui l'avait, le vil. Qu'en pensez-vous de mon petit Jimmy, d'ailleurs ? C'est un personnage plus que secondaire, mais je l'aime bien, perso c: 

Bref, un petit mot sur la fréquence des chapitres pour l'été. Ça va faire plus de deux mois que je suis en vacances et mon stock de chapitres en avance s'épuise, vu qu'au lieu d'écrire je profite du soleil, je passe du temps avec mon meilleur ami (en plus c'est l'été et l'été, y'a plein de films au ciné, et vous avez pu le voir dans le chapitre 56, Léonie aime le ciné c: ), et pour compliquer le tout, je bosse à l'usine tout le mois de juillet et c'est épuisant. Et en aout, je dois emménager, partir en Normandie voir ma petite wife et donc pas trop trop le temps d'écrire... So, jusqu'à fin aout, les chapitres ne sortiront pas chaque vendredi mais un vendredi sur deux c: Avec un peu de chance, je pourrais refaire un stock de chapitres et revenir en force avec un chapitre par semaine à la rentrée \o/